Jasam Van Sebe – projet transdisciplinaire

Le Collectif d’Arts Performatifs WatKaz présente

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JASAM VAN SEBE / HORS DE MOI

Une création transdisciplinaire de théâtre, musique, et vidéo de Maud Watel Kazak

Trois orphelins, âgés de 17 à 24 ans, retrouvent la piste de leur père : un artiste d’origine serbe vivant dans l’est parisien. Entre envie, rancœur ou distance, chacun des enfants essaie de se reconnaître dans le miroir brisé de sa famille.

Olivier Lacanal

Avec Alexis Matthews/ Nikola Krminac, Florence Valéro, Erwin Sailly, Carolina Macedo Haddad, Noël Clément, Nicolas Macé, Maud Watel Kazak et Mathieu Rapinier

Olivier Lacanal

 

Mise en scène Maud Watel Kazak Musique Mathieu Rapinier et Nicolas Macé

Scénographie Liza Weinland Lumières Naelle Lamothe

Vidéo Valentin Bertomeu Régie Martin Rebufello

 

Théâtre de l’Opprimé du 28 au 31 octobre

Théâtre de la Bastille le dimanche 31 mai à 18h30

Théâtre Les Rendez-vous d’ailleurs  les 8 et 9 mai à 19h30 et le 10 mai à 14h30

Grand Salon de la Fondation des Etats Unis, CIUP le 4 avril à 19h30

Centre culturel provençal Château-Gombert-Roudelet Félibren, Marseille le 20 fév à 19h30

Scène ouverte de l’Université Paris 3  le 26 janvier à 19h

Café-Théâtre le Popul’air du Reinitas le 7 janvier 2015 à 21h et le 30 déc 2014 à 21h

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Note d’intention

Jasam Van Sebe / Hors de moi retrace l’histoire d’un homme, Vladko, sous influences extérieures et intérieures, en mal d’identités. Le titre même de la pièce veut dire « Je suis hors de moi », une quête de repères du protagoniste principal pris entre deux pays, la Serbie et la  France, deux environnements professionnel et familial et deux états : l’artiste et le père. Cette recherche d’identité plurielle s’applique plus généralement à chaque personnage qui devra assumer sa personnalité et sa langue afin d’appréhender une réalité. Hanté par son passé, le protagoniste se heurte aux aspérités du sol. Déraciné, déchu, il cherche à combler le vide de son existence malmenée entre deux rives. Cet artiste peintre et musicien d’origine serbe se perd sur les sentiers de la création. Reniant ses enfants, il ne parvient pas à trouver la voie, le moyen, l’envie.

Jasam Van Sebe / Hors de moi naît d’une réflexion personnelle, un conflit intérieur creusé au fil de mes explorations artistiques mêlant différents moyens d’expressions. Depuis plusieurs années je mets en scène des pièces de théâtre, des créations et des performances dans lesquelles j’interroge des notions de déracinement, sexualité, famille, langage et représentation performative de l’art prises dans des contraintes de territoires et de temporalités. J’ai à cœur de ménager des passerelles entre les écritures théâtrale, musicale et cinématographique.

Ce projet s’inscrit dans un parcours collectif, un mouvement nécessaire de sérendipités et de dérives. L’ouverture collaborative par sauts et gambades m’a permis une certaine forme de résilience. J’ai en effet convié Florence Valéro et Matthias Deligniere à me rejoindre pour une écriture plurielle. Ce matériau textuel a été enrichi par la partition musicale et le travail digressif d’improvisation des comédiens-musiciens sur le plateau. J’attache une importance particulière à la parole de chaque personnage qui met un caractère et un parler en résonance, interrogeant le langage théâtral et textuel.  Ces partitions à accorder confèrent à la pièce un aspect d’œuvre chorale. Celle-ci prend tout son sens dans les cheminements entremêlés d’un artiste immigré et père de trois enfants, d’une jeune fille recherchant son père et découvrant la sexualité, d’un fils qui s’ancre dans la réalité matérielle pour mieux fuir la fatalité du passé ou encore d’un homme revendiquant sa volonté d’être femme. Chacun tentera d’extirper le mal comme il le peut. L’approche transgressive des techniques narratives et musicales autour du langage reflète une redéfinition du vécu du personnage, un artifice à briser.

Cette fable familiale porte aussi en elle une recherche d’absolu. L’absolu propre à la figure de l’artiste n’ayant de cesse d’atteindre la perfection par l’art mais aussi à celle du patriarche qui doit faire preuve de certitudes par l’acte et la parole. Cette recherche présente tout au long de la pièce à travers tous les personnages et les divers modes d’expression doit être dépassée. Une fois subsumé le deuil de la quête chimérique de l’achèvement d’une réalisation, le processus qui réunit les interstices et les jalons de la création peut être privilégié. Il est probable que ce processus de recherche contienne en soi l’absolu.

Maud Watel Kazak

Olivier Lacanal

Les comédiens devront composer une partition scénique et musicale pour laisser apparaître leur drame. Les six comédiens seront toujours sur scène, à l’intérieur de la maison ou du bar, les deux espaces de vie concrets et convertibles du plateau.  Ils seront en permanence pris dans la mécanique des contraintes de lieu, de temps (avec les partitions sonores et visuelles qui provoquent les allers et retours passé – futur) et de leur corps (la jeunesse éternelle du père, l’éveil de la sexualité).

Nous avons rédigé une pièce, base solide sur laquelle une structure dramatique est posée. Mais nous demandons aux comédiens un investissement total du rôle, une appropriation qui permettra d’élaborer ensemble un style spécifique, notamment par le jeu d’improvisations. Nous avons créé des personnages en lien avec les comédiens. Nous inscrivons  ainsi le processus de recherche collective au cœur de la troupe

La composition sonore et visuelle exprime les différentes temporalités, le passé nostalgique, le futur encore inaccessible et le présent conflictuel. Les compositions sonores sont réalisées par Mathieu Rapinier et Nicolas Macé, donnant un travail à plusieurs voix en résonance avec l’écriture. Les déclencheurs des compositions sonores sont figurés par le père, l’alto, et les enfants, piano, qui vont créer les espaces propres aux personnages. Ce n’est pas le décor qui fait le lieu mais la musique et le mouvement des personnages.

Les choix de lumières  et du décor recréent les univers singuliers de chaque personnage.  Nous travaillons avec Liza Weinland et Naëlle Lamothe, deux étudiantes de la nouvelle licence professionnelle de scénographie de l’université Paris III.

Le plateau est idéalement au cœur de la salle, le public est divisé au sein d’un espace bi-frontal voire circulaire. Mais nous pouvons adapter le dispositif en fonction de la salle de représentation. Nous proposons une version pour un théâtre classique dit à l’italienne. Un jeu d’écrans vidéo et de lumières révèle les espaces de vie réels ou imaginaires dans lesquels évolueront en permanence les comédiens et les musiciens. Le plateau figure trois espaces de vie : l’appartement du père, celui des trois enfants (vie domestique) et le bar (vie extérieure). Dans chaque espace, un mobilier restreint, une grande table autour de laquelle chaque comédien a son espace de vie, une grande console qui sert pour la cuisine et le bar, un lit et des chaises. L’espace quotidien de la rue  est illustré par les projections de lumières

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WatKaz, Collectif d’Arts performatifs, Siège social: 66, rue René Boulanger, 75010 Paris

Contact : asso.watkaz@gmail.com,https://watkaz.wordpress.com/,https://www.facebook.com/Watkaz

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