Serial Killer

serial killer visuel

Court Métrage Serial killer

réalisation Gregory Combes et Maud Watel Kazak

résumé 

Estelle habite un tout petit appartement où peu de monde a pénétré, oui mais voilà, elle est avec Luc, parfait petit ami prêt à beaucoup pour elle. Il veut lui concocter une bonne soupe chez elle. Elle le laisse  entrer…

tourné en Canon 5D, dans le 12ème arrondissement et le 18ème arondissement de  Paris

2 premiers rôles : homme, femme,

2 seconds rôles homme, 10 figurants

Capture d'écran 2014-07-13 12.07.16 (2)

équipe 

Philippe Jevdjenijevic : acteur

Maud Watel Kazak : actrice, co-réal

Grégory Combes : co-réalisateur

Thomas Coispel : preneur son, monteur

Vincent Vuong : compositeur

Caspar Schlejbred : second rôle

Jérôme Feigean : second rôle

Charles : maquilleur

Nikita Gouzovski : figurant

Yohan Bezzouh : figurant

Adrien Bertaud: figurant

Bertrand Chamerois : figurant

Raphael Lipp : figurant

Ivan Castiglione : figurant

Martin Guillaud: figurant

Toni: figurant

Pablo Jaulin : figurant

Christian Brugerolle : figurant

José: figurant

Capture d'écran 2014-07-13 12.08.22 (2)

Note d’intention court-métrage Sérial Killer

Dans ce film nous avons voulu construire un univers assez singulier, alors qu’il aborde des questions qui concernent beaucoup de jeunes trentenaires, la relation de couple et l’espace quotidien. Quelle place à l’autre, celui qui partage notre vie, jusqu’où l’un peut pénétrer l’espace de l’autre ?

Ici nous pénétrons dans l’intimité d’Estelle, jeune trentenaire, habitant un tout petit appartement comme beaucoup de parisiens, cadre moyen ou employé. Elle a finalement invité son petit ami Luc, après ses nombreuses demandes. Pour leur première soirée chez elle, il lui concocte un petit plat dont nous ne verrons rien à l’image, sinon la découpe au couteau des champignons. Ce qui nous intéresse est ailleurs.

Luc va profiter du repas pour revenir sans cesse à la charge sur la question de l’engagement. Il souhaite consolider sa relation avec Estelle, la faire correspondre à son idéal, héritage de ses parents. Il rêve d’une Estelle fidèle, à ses côtés, fière, de qui il peut tenir la main lorsqu’il se rend au repas de famille. L’ennui, c’est qu’une Estelle comme ça, il n’est pas sûr d’en trouver une ce soir.

La jeune femme est séduite mais à bout de souffle, elle manque d’air. Cette trop grande proximité lui évoque ses histoires d’amour passées, jamais installées. Luc prend trop de place, comme tous ceux qu’elle a connu. Elle essaiera jusqu’au bout de lutter contre ses fantômes mais ils sont là, dans cet appartement.

Elle est détestable à bien des égards, colérique, instable, cynique. Lui au contraire est attentionné, doux, parfois dévoué. Le parti-pris pourrait sembler évident. On pourrait basculer « du côté » de la figure sympathique de Luc. Cependant son insistance nous amène à considérer le jeune homme comme un intrus. Il occupe tout l’espace de perception. On aspire à la tranquillité, à un retour à la normale. Les plans choisis sont toujours très proches, serrés. La peau n’est pas maquillée, volontairement remplie de défauts, des rougeurs de gêne. On ne respire pas beaucoup, on suffoque et gémit comme elle, porté par sa voix. On se sent toujours envahi et intrusif.

Grégory Combes et Maud Watel Kazak

 

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