Sur le chemin, tu trouveras, peut-être, une traverse appelée « Rue des Miracles »

Auteur : Marlon Miguel
Mise en scène : Maud Watel Kasak et Marlon Miguel
Direction musicale: Alexis Crawshaw
Conception vidéo: Victor Woodson, Pedro Simao, David Amalric

Avec: Anne Fétizon, Vanessa Perea, Carolina Macedo Haddad,
Dimitri Bissemo, Jean-Pierre Dauphin, Charles Segard,

Affiche "Sur le chemin..." - Photo : Victor Woodson Laszlo ©

Affiche « Sur le chemin… » – Photo : Victor Woodson Laszlo ©

Synopsis de la pièce

Six personnes se trouvent dans un espace – une ville déserte – et pensent aux moyens de s’enfuir ou d’y rester, mais l’espace commun et d’étranges événements les pousseront à partager une expérience déterminante pour leurs destins.

Leur vie ou ce qu’ils pourraient en faire est en jeu à ce moment-là. Chaque duo de personnages évolue dans le même espace et le même temps de la représentation, mais agit indépendamment des autres.

La pièce traite de l’attente déclinée autour de trois duos : le couple amoureux, le rapport père-fils, le lien intergénérationnel entre une grand-mère et une jeune fille. Tous se retrouvent, bon gré mal gré, à attendre leur destin. Chaque duo cherchera un moyen de s’en sortir.

DISPOSITIF SCENIQUE (souhaité mais évolutif)

Le plateau est disposé au centre de la salle, le public l’entoure. Le public est placé délibérément proche de l’espace de jeu des comédiens. La scène est apparemment nue, épurée laissant les comédiens dans un « nowhere space », chaque duo de comédiens reste en permanence dans ce « no man’s land ». Le plateau est monté sur 4 plateformes de bois qui s’écarteront progressivement, pour révéler un damier et un arbre, éléments centraux de la pièce. De l’arbre, s’écoulera lentement le sable des sacs pendus aux branches, pendant la seconde partie de la représentation. Le plateau se reconstruit, un décor naît, l’espace devient un possible quelque part. Les duos éclateront pour le deuxième acte. L’univers sonore, présent tout au long de la pièce, sera en résonance avec le mouvement des comédiens, interaction voulue entre corps et musique. Des capteurs situés sur les plateformes de bois déclencheront la partition musicale et un élément sonore central propagera les vibrations pour les comédiens.

Cette création s’inscrit dans une recherche pluridisciplinaire alliant les arts du spectacle, de la vidéo et de la musique. Le lien développé entre le corps et la résonance musicale s’appliquera à l’ensemble de la représentation, entre les comédiens mais aussi le public, qui « vibrera » avec le plateau. Ainsi, l’interaction de chaque duo de comédiens et des comédiens au public sera appréhendée par le prisme de l’électro-acousticité.

Une équipe internationale a été constituée – Brésil, Etats-Unis et France – afin de mieux penser le langage. La question de la parole et de sa circulation est constamment interrogée à travers les différentes langues et par un jeu d’amplification et de spatialisation. Ce travail de la parole s’articule avec une volonté d’expérimentation des nouvelles formes de mise en scène, de rapport à l’espace et au public.

La mise en scène s’adapte au lieu, travaillant sur l’acoustique et la dynamique de la salle de représentation. Les résonances musicales influent donc en fonction du dispositif sonore mis en place, sur les comédiens et le public. Les corps des comédiens sont en effet soumis aux influences sonores et spatiales, et un des duos sera même contraint d’évoluer avec une corde, les comédiens étant attachés l’un à l’autre. Ces corps devront pourtant s’accorder à chaque instant pour performer le drame. Le corps deviendrait-il le seul lieu des possibles malgré les multiples contraintes qui l’assaillent ?

Association pluridisciplinaire d’Arts Performatifs

Sur le Chemin, …

 La Troupe

Marlon Cardoso Pinto Miguel – auteur

Il entre à l’université de philosophie en 2004, à Rio, au Brésil. Il écrit entre 2002 et 2004 quelques dizaines d’articles dans le journal « O Globo ». Très vite, il s’intéresse au théâtre et écrit une première pièce,  « À l’extrémité de la scène ». À partir de 2006, il s’initie à la pratique théâtrale avec l’acrobatie, au sein du groupe de cirque « In trépida Trupe ». Il rejoint le groupe d’acrobatie « Möbius », avec Caio Guimarães. Il effectue également un stage intensif de clown avec Thierry Trémouroux. Il écrit des petits scénarios et une deuxième pièce de théâtre, traduite deux ans plus tard en français. Il vient en France en 2008 pour faire un Master en philosophie à l’École Normale Supérieure, puis un Doctorat en arts plastiques et philosophie. Parallèlement, il s’entraine avec Wei-Wei Liu et Lin Yung-Biau, à l’École des Arts Chinois de Spectacle, à Paris. Il écrit actuellement sa thèse, et travaille sur une chorégraphie avec la danseuse Priscila Albuquerque, de l’Opéra de Rio, et intègre l’espace de création et expérimentation artistique « Base dinâmica », ouvert à Rio en novembre 2012.

Maud Watel-Kasak – metteur en scène

Elle intègre une formation musicale dès le plus jeune âge, étudie le piano et le solfège au conservatoire de Tourcoing. Les Beaux-Arts de Lille, lui permettent d’explorer le dessin, la peinture, la photographie, la sculpture ou encore la vidéo. Sa recherche artistique porte sur l’appréhension de la condition humaine en interrogeant les thèmes du mouvement, de la musicalité ou encore de la représentation. Elle réalise des œuvres-performances où plusieurs médiums entrent en jeu. Son expérimentation l’amène à travailler sur le rapport du corps devenant source de représentation, elle s’oriente alors vers le théâtre et la danse. Elle rejoint le Conservatoire du 5ème arrondissement de Paris et poursuit des études théâtrales à l’Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Participant à plusieurs projets de théâtre, de performances et de court-métrages, elle développe ses qualités d’interprète et de metteur en scène. Elle lance un laboratoire de recherche basé sur l’improvisation théâtrale au Petit Théâtre du Bonheur à Paris, ce qui aboutit à sa création « Les Précipités du Labo ». Elle coréalise également un court-métrage adapté d’une pièce de théâtre. Elle est actuellement à la tête du collectif WatKaz, association pluridisciplinaire d’Arts Performatifs.

Alexis Story Crawshaw – compositrice

Elle passe son diplôme de Bachelors of Art et de Composition Musicale au College of Creative Studies à l’Université de Californie, Santa Barbara. Elle poursuit ses études à l’école de musique La Schola Cantorum à Paris, puis s’inscrit à l’Université de Paris 8 en Master puis en Thèse sous la direction d’Anne Sede. Depuis 2009, elle compose de la musique acoustique pour son groupe de musique pop expérimentale, Murder in the Woods, et réalise des œuvres électroacoustiques, « like a submarine in a dream », « peindre » et « stéréo dinner time » exposées en juin 2008 au Santa Barbara Museum en Californie. En 2011, elle crée une œuvre chorale «Création Mondiale» pour la Chorale de la Cité Internationale de Paris, sous la direction d’Italo Marchini. Son œuvre «i’m thinking of an object you can find in the metro» est présentée dans le cadre de l’Atelier de Composition 2011 de Paris 8, sous la direction de José-Manuel López, puis sélectionnée à l’Institut Cervantes. Alexis s’engage dans divers projets avec des artistes et spécialistes variés, tels que Bob Lamp (artiste visuel et sculpteur mécanique), Maud Watel-Kasak (comédienne et réalisatrice), Edward Tung (couturier), Viviane Moché (œnologue et experte olfactive) et Nicolas Fdida (docteur de physique, expert en optique).

Pedro Simão réalisateur

À l’âge de 12 ans il commence à participer à des groupes de théâtre amateur. À l’âge de 16 ans il crée, avec des amis, son premier site web, sur l’industrie des jeux numériques, après avoir été webmaster et webdesigner. Il a suivi des études de journalisme, s’est intéressé à la réalisation de films et à la photographie. Au cours des huit dernières années il a occupé de nombreux postes dans l’industrie audiovisuelle, a travaillé comme monteur de vidéo, assistant réalisateur, cinéaste, assistant producteur, photographe et journaliste pour la presse et la radio. Né à Rio de Janeiro, il vit à Paris, où il finit un Master en Production Audiovisuelle à l’INA et un autre Master en Multimédia Interactif à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il travaille actuellement pour des entreprises et des projets dans un contexte international

Victor Woodson Laszlo réalisateur

Son nom trahit un melting pot de cultures et d’origines que seule l’Italie de la Renaissance avait à offrir. Sa formation est également composée de nombreuses pièces différentes, de la chimie à la photographie, de la composition à l’écriture. Après des études de chimie à Rome, il s’installe à Milan où il commence à travailler comme photographe de bijoux et d’accessoires. Il poursuit sa carrière à Paris, où il développe son savoir-faire sur l’art numérique de l’image et se prête volontiers au rôle de directeur de la photographie. Après 10 ans de burinage de la lumière et de l’image silencieuse, il a décidé de se consacrer à l’écriture et à l’art des frères Lumière.

Comédiens

Carolina Macedo Haddad

Comédienne brésilienne, diplômée de la formation professionnelle d’acteur Casa das Artes de Laranjeiras à Rio de Janeiro et de L’Université Fédérale de Rio de Janeiro en licence de Lettres-mention Portugais/Français. Elle vit à Paris depuis septembre 2007 où elle a suivi les cours de L’École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq et la Formation en mime-danse‑théâtre del’Académie Européenne de Théâtre Corporel Studio Magenia.  Carolina chante et développe un travail sur le théâtre de marionnettes.  Elle prépare actuellement un Master en Etudes Théâtrales à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris III et participe à des projets théâtraux, notamment avec la compagnie La Bourlingue Théâtre dans l’Oise.

Dimitri Bissemo

Il débute à l’âge de 15 ans, avec la troupe de son collège, dans différentes pièces et notamment dans  »Roméo et Juliette », où il tient le rôle de Mercutio, puis celui de Roméo. Par la suite, il travaille sur le théâtre de Feydeau, et Molière avec Dom Juan, joués avec la compagnie du lycée au théâtre de Clichy.

Il participe à un moyen métrage diffusé aux Philippines et fait des doublages au sein de l’ESRA.

Jean Pierre Dauphin

Après avoir passé une maîtrise d’allemand, il a eu la chance de pouvoir « œuvrer » pour la défense de la langue et de la culture françaises à l’étranger. Pour le compte du Ministère des Affaires Etrangères, il passe près de 40 ans dans divers Instituts Français, essentiellement en Europe. Puis il décide de se consacrer enfin à sa vieille passion. Depuis janvier 2008, il est casté plus d’une centaine de fois pour tourner dans des CM d’écoles, mais aussi pour la télévision. Une autre grande aventure a débuté en 2012 : le théâtre. Dans le cadre du OFF 2012, il joue à Avignon dans la pièce « Loudun », écrite et mise en scène par Stéphanie Giron et prépare actuellement pour Avignon 2013, sous la direction de Jean Briault (Salon de l’Irréel du Futur), la pièce « Dommage qu’elle soit une putain », de John Ford.

Charles Segard

Charles Segard, 18 ans, suit un cursus au Cours Florent. Poète, flûtiste et nyckelharpiste, il a joué sous la direction de François Rodinson dans la pièce « Une puce, épargnez-là » de Naomi Wallace, produite par l’Atelier théâtral de Pont-à-Mousson, et dans la pièce « Avant-hier, Après-demain – Nouvelles du futur » de Gianina Carbunariu, sous la direction de Eric Lehembre pour le festival international théâtral de la Mousson d’été 2012 à Pont-à-Mousson. Travaille actuellement sous la direction de Jean Briault (Salon de l’Irréel du Futur) à la réalisation de la pièce « Dommage qu’elle soit une putain », de John Ford, qui sera présentée en juillet 2013 à Avignon.

Anne Fétizon

Comédienne depuis peu, elle travaille avec la compagnie Hep’ Théâtre pour le spectacle « Trop fabuleux! » présenté au festival Off d’Avignon 2010 et pour les « Diablogues » mis en scène par Marie-Christine Lamartinie, spectacle présenté au festival Off d’Avignon 2012. Elle est également assistante de mise en scène.

Vanessa Perea

Comédienne, auteur, metteur en scène et professeur de théâtre et de comédie musicale. Elle a joué dans différentes pièces comme  « Ma rencontre avec John A » au théâtre Laurette à Paris, « Femmes fatales » au théâtre Le Tallia et au théâtre de l’Orme à Paris… et a mis en scène « Les plaisirs de rompre et autres plaisirs de l’amour » de Jules Renard au théâtre le Tallia et à l’Académie de l’acteur à Paris. Elle joue aussi régulièrement pour la télévision, ainsi que dans des courts métrages et des docu-fiction. Elle a étudié aux Cours Florent et au Studio de l’Acteur à Paris. Elle pratique la danse et le chant depuis de nombreuses années.

Représentations

avril 2013

Le 15, 19h30 à l’Université de Paris 8, Saint Denis

Les 16, 17, 18, 19, 20 et 23 à 21h00 et le 21 avril à 17h00, à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

mai 2013

Les 10 et 11 à 21h00 et le 12 à 17h00, au Théâtre de la Maison du Portugal, CIUP, bd Jourdan, 75014 Paris

 

Bilan moral et financier du projet de théâtre « Sur le chemin, tu trouveras, peut-être, une traverse appelée Rue de Miracles »

Paris, 29 juin 2013 

Le projet de théâtre « Sur le chemin… » a été une initiative de la jeune association WatKaZ (crée en décembre 2012) et sa première grande réalisation. Il a réuni une équipe conséquente : six comédiens, trois vidéastes, une compositrice, deux personnes chargées de communication et production, deux metteurs en scène. Tous se sont lancés dans un projet innovateur qui visait interroger l’espace scénique, le rapport entre théâtre corporel/ danse, vidéo et musique.

Nous avons fait un total de dix représentations dans différents lieux : à Paris 8 (le 15 avril, dans l’Amphi X), à l’École Normale Supérieure (16-21 Avril et le 23 avril, à la Salle d’Expression Artistique/ SEA), et au théâtre de la Maison du Portugal, à la Cité Universitaire Internationale de Paris (11 et 12 mai). Dans chaque endroit, la mise en scène et la composition spatiale ont dû être adaptés en fonction des possibilités inhérentes de ces espaces.

Nous considérons cette première tentative comme un succès et une expérience importante que nous envisageons reprendre dès la rentrée prochaine. Elle n’a été possible que grâce aux différentes aides (financières et logistiques) des différentes institutions que nous ont soutenus, auxquelles nous tenons vivement à remercier. À commencer par les financements, importants pour acheter le matériel nécessaire pour les représentations. Nous avons obtenu une aide du FSDIE de Paris 8 à la hauteur de 1000 Euro, aussi bien que du CROUS de Créteil, également de 1000 Euro. À cela, s’ajoute l’aide financière du département d’Histoire et Théorie des Arts (DHTA) de l’École Normale Supérieure de Paris – qui a acheté 500 Euro de matériel pour la SEA nécessaires pour nos représentations et dépensé 350 Euro pour aider dans notre communication (impression des flyers et d’affiches). Nous rappelons encore le soutien de Paris 8 : soutien technique (personnel de l’ Amphi X pour monter l’espace lors du spectacle du 15 avril et prêt de matériel par le département de musicologie) et mise à disposition des salles (du département d’Arts Plastiques) pour des répétitions. Enfin à l’ENS, nous avons été également soutenus par le département d’Audio-visuel et le DHTA (prêt de matériel, aide au montage de l’espace, mise à disposition des salles pour des répétitions) ; et à la Maison du Portugal (soutien de la directrice de la Maison, du service de l’accueil pour prêt de matériel, mise à disposition des salles pour des répétitions). Sans toutes ces aides, financières, techniques, logistiques et humaines, le projet « Sur le chemin… » n’aurait sans doute pas pu être réalisé. Un bilan financier suit ci-joint à ce document, détaillant toutes les dépenses et accompagné de ses respectives factures.

Au niveau artistique, nous pensons avoir atteint certains de nos objectis envisagés : mise en scène d’un texte inédit, compositions sonores et vidéos également inédites, travail innovateur sur l’espace scénique – à travers le jeu d’acteurs, la  disposition du public et l’interférence des sphères public-scène, recours à des dispositifs techniques, tels que les transducteurs vibro-tactiles, à travers lesquels nous avons pu faire vibrer des surfaces en bois, créant ainsi l’atmosphère nécessaire à la pièce. Le texte lui-même a aussi évolué au fil des représentations et en fonction des déplacements d’un endroit à l’autre. Notre projet est de continuer à travailler le texte et de le faire évoluer en fonction des propositions des comédiens et du travail d’improvisation.

Nous voyons donc le projet « Sur le chemin » comme un projet en progression de recherche expérimentale des arts performatifs. Nous envisageons continuer avec les représentations l’année scolaire prochaine et pour cela nous chercherons d’autres moyens de financement, des nouveaux espaces de représentations, etc… L’équipe a participé de manière plus ou moins bénévole – étant payée, à l’exception des metteurs en scènes et meneurs du projet (Maud Watel Kasak et Marlon Miguel), seulement en fonction de la recette. Pour acheminer vers une professionnalisation du projet, nous chercherons des financements ou des possibilités des résidences afin de payer les différents artistes et pouvoir développer un travail encore plus affiné.

Nous tenons finalement à remercier vivement l’aide du FSDIE de Paris 8, qui a dès le début cru dans notre projet et nous a donné les conditions matérielles nécessaires pour démarrer.

Maud Watel Kasak et Marlon Miguel

 

Traitement musical pour la pièce Sur le chemin par Alexis Crawshaw

Matériels :

8 haut-parleurs et câbles nécessaires

1 ou 2 caissons de basse adaptés pour diffuser des fréquences très basses

2 transducteurs tactiles (fournis par la compositrice)

1 carte son (avec 10 entrées au moins)

2 amplificateurs (dont un sera fourni de la compositrice)

1 caméscope et câbles nécessaires

1 portable Mac

Le composant musical de cette pièce sera créé par la compositrice et chercheuse dans l’École Doctorale « Esthétiques, Sciences et Technologies des Arts » à l’Université de Paris 8, Alexis Crawshaw. La recherche de Crawshaw étudie le potentiel des infrasons (des ondes acoustiques d’une fréquence inférieure à 20 Hz) dans la composition électroacoustique, y compris quelques de leurs applications intersensorielles, c’est-à-dire comment on peut exploiter leurs aspects sonores et tactiles pour influencer nos jugements perceptuels. En plus, ses études comprennent la recherche des dispositifs et des outils informatiques frontiers. Son champ de spécialisation est particulièrement adapté pour traiter musicalement les thèmes présents dans cette pièce et pour offrir un spectacle multimodal voir intermodal de pointe.

Pour développer le thème d’anti-mouvement qui va caractériser l’aspect danse, la musique sera un travail sur des lentes oscillations d’infrasons, dans le même esprit que les pulsations infrasonores dans la musique de Kasper T. Toeplitz ont complété le travail sur la lenteur de la choréographe Myriam Gourfink dans le spectacle Bestiole (2012) au Centre Pompidou. Ces oscillations, ralenties des hauteurs aux rythmes, vont servir à illustrer le temps suspendu.

Également, pour continuer dans ce thème de temps perturbé, il y aura un travail à partir des voix des comédiens. On va les enregistrer en récitant leurs lignes et faire un traitement de ces extraits de texte à travers la durée de la pièce pour faire anticiper et pour faire se rappeler les spectateurs des certains événements. En plus, en transformant les voix, les qualités timbrales des comédiens seront les couleurs de notre palette sonore.  Ainsi, leurs voix resteront centrales aux éléments sonores de la pièce: musique et scénario.

Pour traiter l’approche circulaire de l’espace physique des comédiens et des spectateurs, une spatialisation octophonique en ronde des haut-parleurs– qui est suivant utilisée pour des concerts électroacoustiques– est particulière bien adaptée. Cette formation est typique d’autres œuvres de Crawshaw. Acoustiquement, cela est idéal pour immerger totalement la publique dans l’élément sonore. En plus, cette configuration circulaire, utilisée avec un caméscope pour suivre les mouvements des comédiens, va permettre une spatialisation de la musique qui répondront en temps réel aux positionnements des interprètes. Ainsi, on peut obtenir une parole spatiale sophistiquée entre les personnages et l’abstraction musicale de leurs actions passées et futures.

L’impression enclose de l’espace dans la pièce sera communiquée dans l’espace physique particulier de la salle de spectacle par l’activation des ondes stationnaires. Ces ondes acoustiques calibrées aux longueurs entre les murs créeront un effet sonore puissant et profond aux spectateurs. Ces instances ponctueront quelques scènes d’importance à travers le scénario.

Le composant musical va aussi comprendre d’un élément vibrotactile avec l’emploi d’un dispositif qui s’appelle un transducteur tactile. Cet appareil transmet des données sonores en tant que vibrations mécaniques à travers des matériels solides auxquels il est couplé. Il va compléter la diffusion des infrasons depuis le caisson de basse ainsi que fournir un élément de contrepoint intersensoriel avec la bande sonore. La combinaison de musique et de composition vibrotactile, ainsi que des actions visuelles et sonores des interprètes, va permettre Crawshaw à exploiter quelques illusions perceptuelles et jouer d’une manière complexe avec les anticipations des spectateurs.

 

Duo entre les personnages Schiste et Ardoise - Photo : Victor Woodson Laszlo ©

Duo entre les personnages Schiste et Ardoise – Photo : Victor Woodson Laszlo ©

Projet Sur le chemin… Suite à Rio de Janeiro pour résidence artistique

 

 

Contact : asso.watkaz@gmail.com

https://www.facebook.com/Watkaz

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s